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LU, MARKS AND SPENCER, MOULINEX...
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Lu, Marks and Spencer, Moulinex... Les travailleurs ne doivent compter que sur leur lutte!
Mobilisation de classe, non campagne d'opinion!
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Lu, Marks and Spencer, Moulinex...
Les travailleurs ne doivent compter que sur leur lutte!

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Il y a quelques mois ou quelques semaines encore les responsables de tout bord, des hommes politiques aux patrons en passant par le gouvernement, ne cessaient de vanter, d'un côté, la forte croissance économique, les bénéfices des entreprises et les plus-value boursières, et, de l'autre, une baisse rapide du chômage: voici que se succèdent les annonces de licenciements massifs - que ce soit dans des entreprises qui engrangent de juteux bénéfices ou dans d'autres qui affichent des déficits! Les travailleurs qui n'ont quasiment rien touché de cette fameuse croissance économique (la hausse des salaires en France en 1999 et 2000 a été la plus faible de tous les pays européens, à cause de la RTT - et le gouvernement de la «gauche plurielle» maintient cette année encore le cap de l'austérité salariale - Merci Jospin!), qui ont vu le gouvernement et les syndicats entériner les attaques du patronat contre les acquis sociaux, constatent qu'ils sont à nouveau frappés par les licenciements et les menaces sur leur emploi tandis que le gouvernement maintient le cap de l'austérité salariale, dès que se manifeste le ralentissement de l'économie mondiale: Marks and Spencer, Lu, Moulinex, Dim, AOM, etc., risquent fort de n'être que les premiers d'une longue liste.

Mobilisation de classe, non campagne d'opinion!
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La vague d'indignation face aux licenciements des travailleurs de Lu a donné naissance au boycott des produits Danone, mot d'ordre habilement propagé, y compris par les partis qui siègent au gouvernement, pour mieux prévenir une lutte réelle des prolétaires. Mais ce qu'il faut pour faire reculer les patrons qui ne prennent pas leurs décisions à la légère, c'est bien plus qu'une campagne d'opinion reposant sur la bonnevolonté des «consommateurs» et inévitablement vouée à s'épuiser rapidement; c'est tout autre chose que l'illusion - soufflée par le crétinisme démocratique - du vote d'une loi interdisant les licenciements, comme si l'Etat bourgeois pouvait être du côté des travailleurs, ou comme si les partis de gauche qui ont inauguré leur gouvernement en entérinant la décision de Renault de fermer son usine de Vilvoorde, pouvaient oser s'opposer à leurs maîtres bourgeois!

Ce qu'il faut, c'est la lutte prolétarienne ouverte, unifiant les travailleurs sur des objectifs de classe, une lutte orientée vers l'obtention non de la solidarité humanitaire interclassiste, mais vers la concrétisation de la solidarité de classe, combattant la division voulue par les patrons et leurs larbins, pays contre pays, région contre région, établissement contre établissement, et refusant le piège de la défense de l'entreprise. Les fermetures de sites sont des attaques contre tous les travailleurs du groupe concerné, ne serait-ce que parce qu'elles impliquent un surcroît d'exploitation («augmentation de la productivité») pour ceux qui sont épargnés par les licenciements - l'exemple de Moulinex démontrant en outre que souvent les fermetures succèdent aux fermetures, les plans sociaux aux plans sociaux, car les patrons préfèrent étaler leurs attaques pour éviter de provoquer des réactions trop vives. Il est donc d'abord nécessaire de riposter par une lutte de tous les travailleurs du groupe, puis d'étendre la lutte au dehors par l'organisation de la solidarité de classe et dans la perspective d'un mouvement le plus large possible.

Ce n'est pas ce que font les organisations syndicales et les partis réformistes: ils s'efforcent d'empêcher la lutte par tous les moyens, ils sabotent la mobilisation dans les entreprises menacées, ils font reprendre le travail aux prolétaires en grève, ils isolent les plus combatifs - tout en organisant des initiatives spectaculaires qui ne sont rien d'autre que des soupapes de sûreté. Les prolétaires ne doivent pas compter sur eux, mais seulement sur leur propre lutte, sur leur propre détermination, sur leur propre organisation.

Non aux licenciements! Salaire intégral aux licenciés, en cas de réduction d'horaires, aux chômeurs!

Lutte de classe ouverte contre le patronat et son Etat!

Source: «Le Prolétaire», numéro 457, Avril-Juin 2001

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