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UNE SEULE PERSPECTIVE PROLÉTARIENNE: LA RÉVOLUTION COMMUNISTE!
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Attaques bourgeoises croissantes, impasses réformistes - Une seule perspective prolétarienne: la révolution communiste!
A bas l'État bourgeois!
Les réformistes, complices et agents de la domination capitaliste
La lutte de classe anticapitaliste, seul moyen efficace de résistance
Pour la mondialisation de la lutte prolétarienne!
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Attaques bourgeoises croissantes, impasses réformistes

Une seule perspective prolétarienne: la révolution communiste!
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Depuis que le capitalisme existe, la classe ouvrière est exploitée par le capital, enchaînée à la production, esclave d'un mode de production inhumain. Même s'il est vrai qu'à la suite de longues luttes des avantages ont été obtenus, ces avantages sont inexorablement remis en cause au nom des intérêts suprêmes de l'économie nationale et de ses entreprises. Comme autrefois la situation est restée fondamentalement la même pour les prolétaires: angoisse, incertitude du lendemain, travail forcené pour les uns, chômage pour les autres, misère et exploitation pour tous: même les profits capitalistes sont synonymes de nouveaux licenciements comme on le voit chez Danone ou hier chez Michelin.

A bas l'État bourgeois!
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Et pour sortir de cette situation, que proposent aux travailleurs les partis de gauche et les syndicats qui disent représenter leurs intérêts?

Face à la situation de concurrence acharnée que connaît chaque économie capitaliste, ils appellent à défendre l'économie de leur pays. En agitant le spectre de la «mondialisation», ils font croire que la bourgeoisie abandonnerait l'intérêt national et que le rôle des travailleurs serait de se mobiliser pour défendre cet intérêt national qui n'est rien d'autre que l'intérêt du capital. Criant haut et fort contre les «multinationales» étrangères et les pays capitalistes plus puissants, ils appellent à défendre l'économie nationale et l'État que la bourgeoisie serait disposée à brader. Mais l'État n'est pas une institution neutre, impartiale, oeuvrant pour un fantomatique intérêt commun au-dessus des classes et pour le bien-être de tous - comme le prétend la mensongère idéologie démocratique. Il s'agit d'un État bourgeois, c'est-à-dire d'un appareil au service exclusif du mode de production capitaliste et de la domination bourgeoise. Si ses fonctions de régulation des rapports sociaux et de défense du fonctionnement sans heurts de l'exploitation capitaliste le font parfois apparaître comme un obstacle aux agissements de certains secteurs patronaux minoritaires, c'est parce que ces agissements risqueraient d'ébranler sans nécessité le statu-quo en poussant les prolétaires à la lutte. Aujourd'hui la bourgeoisie préfère y aller «doucement», augmenter progressivement - mais continuellement! - la pression sur les travailleurs, supprimer les unes après les autres les concessions qu'elle avait pu accorder hier à la classe ouvrière dans la période d'expansion économique: depuis l'emploi pratiquement garanti jusqu'aux salaires régulièrement croissants, en passant par la durée légale de la semaine de travail, les retraites, etc.

Mais que, plongée dans une nouvelle et inévitable crise économique, la classe bourgeoise, pour conserver ses profits, soit obligée d'accentuer cette offensive anti-prolétarienne ou qu'elle ait à faire face enfin à une poussée de luttes ouvrières, et l'on verra aussitôt l'État remplir ouvertement et sans retenue son rôle anti-prolétarien: bien loin de représenter un quelconque point d'appui ou un quelconque soutien pour les travailleurs, bien loin de pouvoir être utilisé par eux, il est fondamentalement leur adversaire, l'arme de la bourgeoisie qu'il est nécessaire de combattre et de détruire.

Les réformistes, complices et agents de la domination capitaliste
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Les partis et les organisations réformistes prétendent qu'est possible un fonctionnement humain du capitalisme qui prendrait en compte le sort des exploités, un commerce qui serait «équitable», des entreprises qui seraient «citoyennes», un État «au service de tous» et autres billevesées. Activement secondés par l'«extrême-gauche» trotskyste, les réformistes s'emploient à canaliser le mécontentement croissant des prolétaires dans les impasses classiques du cirque électoral, des manifestations-processions et de l'appel à l'«opinion publique» en faisant croire qu'il serait possible ainsi de faire fléchir les patrons et de pousser l'État à soutenir les travailleurs.

Le bilan de leur propre action au gouvernement est la démonstration irréfutable de la fausseté de ces prétentions: ce n'est pas aveuglement ni par stupidité qu'ils ont fait tout ce qu'ils ont pu pour répondre aux vœux de la bourgeoisie, pour faciliter l'offensive capitaliste tout en paralysant sur le terrain la classe ouvrière; en effet, puisqu'ils veulent maintenir l'organisation sociale actuelle, les réformistes ne peuvent être qu'au service du mode de production capitaliste, et donc de la classe dominante et de l'État bourgeois qui le personnifient et le défendent: on combat le capitalisme ou on s'y soumet. Si les réformistes critiquent bruyamment tel patron ou telle tendance bourgeoise «ultra» (voir leurs piailleries contre l'«ultralibéralisme»), c'est non seulement pour essayer de regagner la confiance des travailleurs de plus en plus écœurés par leur politique, mais aussi pour mieux faire croire qu'il n'existe pas d'autre alternative que la défense du statu-quo, pas d'autre solution que le recours à l'État bourgeois et que le seul objectif doit être la poursuite de l'exploitation capitaliste «normale» et de l'ordre bourgeois «habituel». Jouant un rôle irremplaçable de sabotage et de détournement des luttes ouvrières, ils ne sont en réalité rien d'autre que les complices et les agents de la domination capitaliste.

La lutte de classe anticapitaliste, seul moyen efficace de résistance
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La réalité dément toutes les prétentions réformistes: le capitalisme n'arrête pas de se restructurer, de supprimer des secteurs non rentables, de jeter à la rue des travailleurs; sous le capitalisme il ne peut exister pour ces derniers de garanties, d'avantages acquis, et encore moins une amélioration continuelle de leur condition - sauf pour des couches particulières et pour des périodes limitées - car le capitalisme se nourrit de leur exploitation qui ne peut que s'aggraver au rythme des crises économiques et de la concurrence inter-capitaliste. En définitive, le sort des travailleurs dépend de la lutte qu'ils mènent contre leurs exploiteurs. Ils n'ont aucun intérêt à lutter, comme les y invitent les réformistes, pour la santé économique de leur pays, de leur région, de leur secteur ou de leur entreprise, puisque cette santé n'est autre chose que leur exploitation.

La classe ouvrière n'a que ses propres intérêts de classe à défendre: ses conditions de vie et de travail, les conditions de sa lutte et l'union grandissante de ses rangs contre les capitalistes et leur État; cette défense étant le premier pas indispensable pour pouvoir passer ensuite à la contre-offensive, c'est-à-dire à la lutte anticapitaliste plus large, à la lutte politique révolutionnaire.

La perspective politique du prolétariat ne peut pas être la démocratie, qui, même «avancée», «directe», «de base», ne remet pas en cause la domination de classe de la bourgeoisie. Sa perspective, c'est «tout le pouvoir au prolétariat»: le renversement de la domination de la classe bourgeoise par la démolition de l'État en place au moyen de la violence révolutionnaire et de l'insurrection armée, l'instauration d'un nouveau pouvoir s'employant dictatorialement à exproprier les classes exploiteuses, à déraciner le capitalisme et à étendre internationalement la révolution.

Pour la mondialisation de la lutte prolétarienne!
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L'émancipation du prolétariat ne peut en effet être nationale: chaque fois que la classe ouvrière a mis en danger l'ordre établi, elle a trouvé contre elle toutes les bourgeoisies coalisées. Et même s'il était capable de résister militairement à la bourgeoisie internationale, un pouvoir prolétarien qui resterait isolé dans les limites d'un seul pays serait condamné à l'asphyxie étant donné que toutes les économies dépendent à un degré important du marché mondial. Mais en mondialisant toujours plus les économies (et cela depuis sa naissance: «Au grand désespoir des réactionnaires, la bourgeoisie a ôté à l'industrie sa base nationale» disait déjà le Manifeste), le capitalisme crée aussi les conditions et le besoin de la mondialisation de la lutte prolétarienne et de la révolution. L'accroissement des «flux migratoires» des travailleurs en fonction des lignes de force du capital qui a comme conséquence que le prolétariat des grands (et moins grands) pays capitalistes appartient à plusieurs nationalités, de même que la croissance internationale des entreprises, le recours aux «délocalisations», etc., donnent un sens tout à fait concret à la vieille affirmation marxiste: les prolétaires n'ont pas de patrie!

La lutte ouvrière est donc internationale par nature, et la société communiste sans classes, sans crises et sans guerres - c'est-à-dire sans patries ni frontières - pour laquelle doit lutter le prolétariat ne pourra être que mondiale. Le combat pour surmonter les antagonismes nationaux (ainsi que toutes les autres divisions en permanence attisées parles bourgeois et leurs agents) est une condition obligatoire pour la renaissance de cette lutte. Il faudra unir toutes ces forces internationales de la classe ouvrière qui sont immenses et qui ont la force potentielle de balayer tout le système capitaliste mondial.

Pour centraliser ces forces, pour organiser et diriger cette lutte, un parti mondial du prolétariat est indispensable. Sa naissance ne dépendra pas du hasard et encore moins de regroupements sans principes, mais sera la conséquence d'une lutte intransigeante sur les plans politique, théorique, programmatique aussi bien que pratique, contre tous les faux amis du prolétariat, contre toutes les fausses solutions et toutes les fausses alternatives soufflées par la classe ennemie: C'est dès aujourd'hui qu'il faut travailler à préparer la constitution de ce futur parti unique de la révolution communiste, internationaliste et international, sur la base invariante du marxisme et du programme communiste véritable.

Les prolétaires n'ont rien à défendre dans cette société: ni entreprise, ni économie, ni patrie. Leur seul espoir, leur seule perspective réaliste, c'est la lutte ouverte pour l'émancipation du joug du capital, pour la révolution communiste.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Source: «Le Prolétaire», numéro 457, Avril-Juin 2001

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