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LE 80ÈME ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DU PCF
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Le 80ème anniversaire de la naissance du PCF
Dictature du prolétariat et parti de classe
«Transformation sociale» ou révolution?
Leçons du Congrès de Tours
Notes
Source


Le 80ème anniversaire de la naissance du PCF
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À l'occasion du 80ème anniversaire du Congrès de Tours qui vit la rupture de la majorité des militants avec le parti socialiste et la fondation du nouveau parti, le PCF a expliqué quel sens il donnait cette fois-ci à cet événement:
«
Le 30 décembre 1920 à Tours, le 18e Congrès du Parti Socialiste, Section Française de l'Internationale Ouvrière, décide l'adhésion à l'Internationale Communiste, fondée à Moscou en mars 1919. (...) Les communistes ont régulièrement célébré l'anniversaire de ce moment fondateur. (...) Nous ne l'avons pas voulu cette année. Nous ne l'avons pas voulu, d'abord parce que le récent Congrès de Martigues n'a pas affirmé la simple continuité. Il s'est voulu à sa manière «fondateur» et donc, par son enjeu, à la hauteur des choix opérés à Tours, 80 ans plus tôt. (...) Il y a bien une continuité fondamentale avec un communisme qui n'a d'ailleurs commencé ni en 1920 ni en 1917; mais il y a en même temps une rupture avec une conception du communisme, avec une forme organisée du communisme qui ont été dominées par la grande leçon d'Octobre mais qui ont fait leur temps. Ce n'est pas simplement le stalinisme qu'il convient de dépasser, a conclu le Congrès, mais le bolchevisme lui-même» (1).

• • •

Continuité avec le communisme? Dépassement du bolchevisme? Il y a bien longtemps non seulement que cette continuité n'existe plus, mais que le PCF s'est porté à l'avant-garde la lutte contre le communisme et contre le bolchevisme! Il y a bien longtemps que la contre-révolution stalinienne dont le PCF a été le rejeton zélé a pourchassé et massacré les révolutionnaires, en Russie comme dans les autres pays. Il y a bien longtemps que les staliniens se sont mis au service du capitalisme, il y a bien longtemps que, prenant progressivement la place de l'opportunisme social-démocrate de plus en plus déconsidéré, ils sont devenus une force anti-prolétarienne dont le rôle crucial pour la bourgeoisie est de contrôler la classe ouvrière, de paralyser ou d'émousser ses poussées combatives en échange s'il le faut de quelques miettes concédées parcimonieusement.

Le Congrès de Tours à la fin de l'année 1920 aurait dû marquer la rupture définitive, claire et tranchée avec le réformisme contre-révolutionnaire; malheureusement, en raison de l'immaturité politique d'un mouvement prolétarien englué dans les pratiques démocratiques et les traditions patriotiques, le parti communiste naquît dans la confusion; la gauche, qui militait depuis longtemps pour l'entrée sans conditions et sans réserve dans l'Internationale Communiste était idéologiquement hétérogène et faible numériquement; le centre, constituant la majorité du Parti Socialiste et qui allait former la direction du Parti Communiste (Frossard, Cachin), s'était rallié à l'I.C. pour des raisons d'opportunité; seule l'aile droite ultra-opportuniste du Parti Socialiste, dirigée par Léon Blum, refusa obstinément d'entrer dans le nouveau parti malgré les invitations pressantes des dirigeants «centristes», futurs «communistes» qui ne reniaient même pas leur participation à l'«Union sacrée» avec la bourgeoisie pendant la guerre!

Sans vouloir faire ici une analyse détaillée de la fondation du PCF (2), nous évoquerons à grands traits les questions politiques les plus brûlantes débattues lors du Congrès et nous le ferons en nous attardant sur les positions défendues par Blum au nom de la droite social-démocrate. Le lecteur pourra constater non seulement que les faux communistes d'aujourd'hui se situent du même côté que les anticommunistes d'hier, mais que beaucoup des «révolutionnaires» actuels hésiteraient à reprendre les arguments du réformiste d'alors - une situation sociale beaucoup plus tendue en 1920 qu'aujourd'hui imposait même aux réformistes un certain langage pour ne pas se discréditer aux yeux des masses.

Dictature du prolétariat et parti de classe
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Ce que Blum rejette, c'est la conception communiste de la dictature du prolétariat, et c'est pour cette raison de principe qu'il repousse l'adhésion à l'Internationale communiste. A ceux qui espèrent pouvoir s'accommoder des 21 conditions posées par Moscou, quitte à les tourner, il donne cette leçon: «Vous êtes en présence d'un tout, d'un ensemble doctrinal. Si vous l'acceptez avec quelques réserves de détail, peu importe. On ne chicane pas avec une doctrine comme celle-là. Mais si vous contestez des parties essentielles, alors vraiment vous n'avez pas le droit d'adhérer avec des réticences, des arrière-pensées ou des restrictions mentales». Les choses sont claires, ici: le «socialisme» de Blum exclut la révolution socialiste et donc l'organisation du prolétariat en parti révolutionnaire. Quand il le déclare franchement incompatible avec le marxisme radical restauré par les bolcheviks, il sait de quoi il parle. Comment donc s'étonner que les faux communistes d'aujourd'hui qui concluent exactement comme lui, affirment qu'ils veulent «dépasser» le bolchevisme? Ils le dépassent parce qu'ils vont dans l'autre sens, parce que - bien avant Martigues - ils sont revenus en arrière, à Blum!

Le bolchevisme, le communisme, affirme le Blum de 1920 est
«
un socialisme neuf; à notre avis, il repose sur des idées erronées en elles-mêmes et contraires aux principes essentiels et invariables du socialisme marxiste. Il repose d'autre part sur une espèce de vaste erreur de fait qui a consisté à généraliser pour l'ensemble du socialisme international un certain nombre de notions tirées d'une expérience particulière et locale, l'expérience de la révolution russe».
Mais qui donc aujourd'hui détend l'idée qu'il ne faut pas «généraliser» l'expérience «particulière» de la Russie révolutionnaire de 1917, sinon les «communistes» eux-mêmes, qui affirment que la grande leçon d'Octobre a fait son temps? Pour Lénine et l'Internationale Communiste des premières années, le bolchevisme était au contraire «une plante de tous les climats»: les principes appliqués et mis à l'épreuve dans la révolution d'Octobre 1917 avaient une valeur universelle et s'ils étaient valables dans un pays arriéré, ils l'étaient à plus forte raison dans des pays avancés qui n'avaient plus d'autre révolution à accomplir que la révolution anti-capitaliste et communiste.

Selon Blum, le parti doit rester ce qu'il était avant 1914:
«
un parti de recrutement aussi large que possible... un parti de liberté de pensée». Pour lui «sont socialistes tous ceux qui veulent travailler à la substitution d'un régime économique à un autre». «A l'intérieur de ce credo, toutes les variétés, toutes les nuances de l'opinion sont tolérées. Les uns imaginent qu'on aboutira par tels moyens et dans tels temps, les autres par tels autres moyens et dans tels autres temps: toutes ces contrariétés de tendances sont permises et nous ne pouvons les interdire sans ruiner notre but».

En ce qui concerne le «but» lui-même, Blum qui vient de refuser au prolétariat révolutionnaire le droit de s'organiser en parti distinct peut se permettre toutes les audaces: c'est la dictature du prolétariat,
«
nous en sommes partisans. Nous n'avons peur ni du mot, ni de la chose».
Mille fois moins timoré non seulement que les faux communistes du PCF actuel, mais même que la plupart de nos trotskystes d'aujourd'hui qui ont peur et du mot et de la chose, il admet que
«
la dictature ne doit pas forcément être démocratique, car l'essence même d'une dictature est la suppression de toute forme préalable et de toute prescription constitutionnelle».

Allant plus loin que les rares «révolutionnaires» qui osent encore parler aujourd'hui de dictature du prolétariat, il n'a même aucune objection contre le fait que cette dictature «soit exercée par un parti»! Où est alors la divergence avec les bolcheviks?
«
La dictature peut être exercée par un parti, oui, mais par un parti organisé comme le nôtre et non comme le vôtre».

C'est ce qui s'appelle aller à l'essentiel: à la question du parti. En effet, la différence entre un parti «comme le nôtre» et «comme le vôtre» - entre un parti «de recrutement le plus large possible et de libre pensée» comme le parti socialiste d'avant 1914 et un parti fondé sur la base d'un programme unique, dont l'action disciplinée des militants est en parfaite cohérence avec celui-ci, un parti qui n'est pas un club de discussion (Lénine) mais une organisation de combat, trempée au cours de grands événements historiques comme les révolutions et les guerres impérialistes - n'est pas une simple différence de «forme d'organisation». C'est une différence de substance, de nature. Que le parti de «libre pensée socialiste», parti démocratique, ouvert par définition à toutes les influences bourgeoises, parvienne au pouvoir, fût-ce au cours d'une «crise préalable du pouvoir politique» comme disait Blum pour tenter de distinguer sa conception de celle du réformisme, le capitalisme ne court aucun risque. Mais que ce soit un parti de type bolchevik, un parti révolutionnaire, anti-démocratique, fermé aux influences adverses, où règne la dictature des principes, le capitalisme est perdu.

Voilà tout le secret des audaces de Blum. Il est partisan de la «dictature du prolétariat», et même d'une dictature «non démocratique», d'une «dictature de parti», mais à une condition: que le parti ne soit pas formé selon les principes communistes qui consistent non seulement à professer un programme de révolution socialiste, mais à exclure absolument les «voies» et les méthodes dont l'expérience historique a démontré qu'elles ne pouvaient servir que la conservation sociale.

«Transformation sociale» ou révolution?
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Le corollaire inévitable de cette négation du parti de classe, c'est la négation de la nécessité de briser l'appareil d'Etat bourgeois. Chez Blum, elle s'exprime de deux façons. Tout d'abord il reproche à Lénine d'avoir réduit tout le socialisme à la destruction de l'Etat bourgeois,
«
sans être sûr que cette prise du pouvoir puisse aboutir à la transformation sociale» et même «en ne pensant pas le moins du monde que les conditions de la transformation révolutionnaire totale soient réalisées en Russie».
L'objection pourrait passer pour un rappel de la différence entre marxisme et blanquisme si Lénine avait jamais dit que la prise révolutionnaire du pouvoir en Russie suffisait à assurer le développement du socialisme dans ce pays et si, par ailleurs, Blum reconnaissait la nécessité de détruire l'Etat bourgeois dans les pays avancés pour pouvoir réaliser la «transformation socialiste». Mais, premièrement, Lénine a toujours affirmé - et Blum le sait fort bien - que sans la révolution européenne la dictature révolutionnaire ne saurait en Russie commencer à entreprendre la transformation socialiste, si bien que l'objection de Blum se réduit à celle des mencheviks: dans une révolution bourgeoise, la direction doit être laissée à la bourgeoisie. Et deuxièmement, pour les pays avancés, Blum ne reconnaît pas davantage la nécessité de la révolution politique:
«
Si vous estimez que le but c'est la transformation, que c'est la transformation qui est la révolution, alors tout ce qui, même dans le cadre de la société bourgeoise, peut préparer cette transformation devient travail révolutionnaire. Si là est la révolution, l'effort quotidien de propagande qu'accomplit le militant, c'est la révolution avançant un peu chaque jour. Tout ce qui est organisation et propagande socialiste, tout ce qui est extension à l'intérieur de la société capitaliste (...), tout cela est révolutionnaire. Et les réformes, elles-mêmes (...), si elles servent à consolider les emprises de la classe ouvrière sur la société capitaliste (...), sont révolutionnaires.»

Blum, qui défendait avec clarté ses positions réformistes, refusait logiquement l'adhésion à l'Internationale communiste, et l'Internationale communiste dénonçait tout les Blum de France et d'Europe. Mais que disent donc d'autre les prétendus «communistes» d'aujourd'hui, qui revendiquent encore une certaine continuité avec les adversaires de Blum? Ne considèrent-ils pas les réformes - par exemple les nationalisations - comme une «emprise de la classe ouvrière sur la société capitaliste»? N'ont-ils pas définitivement banni la perspective de révolution, sous le prétexte que c'est «la transformation qui est la révolution» et en précisant bien, au cas où il y aurait encore équivoque, que «la transformation de la société n'est concevable, pour nous, qu'en terme de processus» (3)? Encore sont-ils bien au-dessous du Blum de 1920, dans la mesure où bien loin de reconnaître que «la dictature est la prescription de toute forme constitutionnelle», ils sont eux-mêmes des constitutionnalistes acharnés et des adversaires déclarés de la dictature du prolétariat, dans la mesure où contrairement à Blum, il ne se réclament pas du «socialisme», mais de la pure démocratie, dans la mesure où ils ne parlent plus de classe, mais de «citoyens» ou de «gens».

Que cette droite du Congrès de Tours ait été mille fois moins dangereuse que le «centre» majoritaire, c'est ce qui apparaît clairement dans la question de la défense nationale. Dans cette question, dit Blum, Cachin (l'un des leaders du centre) n'a pas répondu clairement. Trotsky avait établi que n'avait pas droit de cité dans l'Internationale communiste ceux qui répondaient par oui à la question: êtes-vous pour la défense nationale? Le centriste Cachin qui pendant la guerre avait été chargé par la bourgeoisie française d'un travail de corruption des dirigeants socialistes italiens pour qu'ils soutiennent l'entrée en guerre de leur pays aux côtés de la France, le cynique Cachin partisan maintenant de l'adhésion à l'Internationale communiste, a répondu qu'il n'était pas pour la défense nationale «dans l'état actuel des choses». Blum relève justement qu'il «ne s'agit pas de l'état actuel, mais de la question en général». C'est bien entendu pour nier que le refus de la défense nationale soit un devoir inconditionnel pour les socialistes, pour affirmer que «même en régime capitaliste, le devoir de défense nationale existe pour les socialistes»; mais il a raison de souligner l'incompatibilité entre la position communiste et celle des centristes qui refusent de poser la question de la défense nationale en général. L'Internationale Communiste est morte pour n'avoir pas su affirmer pratiquement cette incompatibilité en refusant aux centristes l'entrée dans ses rangs. Quand quinze ans après Tours, à la veille du Front Populaire, les Cachin et les Blum se retrouveront d'accord avec les «exigences de la défense nationale» dans les circonstances de la «guerre antifasciste», ils seront logiques avec eux-mêmes puisqu'ils ne l'auront jamais repoussée en principe. Le seul illogisme aura été celui de l'I.C. qui aura mis ces gens-là en condition de parler au nom du «communisme» même quand ils retombaient dans la trahison des vieux partis socialistes!

Leçons du Congrès de Tours
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Il serait puéril de penser que Lénine, Zinoviev et surtout Trotsky, «spécialiste» de la «question française», se méprenaient sur la valeur et l'honnêteté politiques des hommes auxquels ils avalent confié la direction du P.C.F. Ne se faisant aucune illusion à leur égard, ils comptaient les utiliser pour amener au plus vite au communisme le plus grand nombre possible de militants ouvriers. Dans un premier temps, ce résultat fut atteint, puisque le jeune P.C.F., avec ses 110.000 membres issus du Congrès de Tours, était numériquement bien supérieur à la vieille S.F.I.O. Mais outre que ce chiffre s'amenuisa assez rapidement, les difficultés commencèrent dès les lendemains du Congrès de 1920. Il fallut deux ans de crise et d'escarmouches entre la direction du P.C.F et l'Exécutif de l'I.C. pour que les éléments ouvertement hostiles au communisme soient épurés et que le centre accepte de collaborer avec la gauche (cela provoquera la démission du secrétaire du parti, Frossard, qui retournera au Parti Socialiste). Mais, à ce moment-là, alors que le PC. faisait quelques pas vers sa transformation en véritable parti communiste, se préparait déjà la «boîchévisation»: une opération qui, sous couvert d'éliminer des P.C. les séquelles du social-démocratisme, visait tous les éléments révolutionnaires, en particulier ceux qui étaient favorables à Trotsky, contre lequel les successeurs de Lénine commençaient leur guerre à mort. A travers crises et ruptures, dans une atmosphère d'infecte délation, de violence et de calomnies, se forgea alors cet appareil docile qui pactisa avec le stalinisme, devint agent et complice de toutes ses ignominies avant de rendre d' inestimables services à la bourgeoisie française - et dont aujourd'hui les débiles rejetons essayent désespérément de se refaire une virginité.

Les germes de cette déchéance étaient déjà présents dans les circonstances de la naissance du P.C.F., dans ce Congrès de 1920. Ce n'est sans doute pas la section française de l'I.C. qui fut la cause de la dégénérescence de la IIIe Internationale, elle-même emportée par la bourrasque de la contre-révolution triomphante, mais elle y contribua du mieux qu'elle pût. Pressée par les difficultés croissantes de la révolution russe tragiquement isolée, l'I.C. avait essayé de créer rapidement de forts partis communistes de masse. Elle courut le risque de les constituer par des manœuvres, sur des bases politiques pourries. Jouant le tout pour le tout, elle pensa pouvoir forcer artificiellement la maturation d'une vague de révolte sociale déjà en reflux. Elle perdit tout: les batailles engagées, la masse, le programme du parti. Elle se perdit elle-même dans un opportunisme croissant qui, inévitablement, devait la conduire à se transformer en instrument de la contre-révolution, russe et internationale.

Voilà les leçons qu'il est indispensable de tirer de cette douloureuse histoire et qui deviennent parfaitement claires si on porte les yeux sur cet exemple typique de manœuvre opportuniste que représente le Congrès de Tours: on ne force pas les situations historiques, on ne construit pas un parti révolutionnaire sous l'égide de politiciens opportunistes, on ne risque pas le programme prolétarien payé par de longues décennies d'épreuves sanglantes sur un coup de dé, on n'instaure pas les principes communistes d'organisation à l'aide de pures formules statutaires, à plus forte raison lorsqu'on en confie la réalisation aux renégats avérés du socialisme.

Le futur parti prolétarien ne devra jamais oublier ces cruelles leçons; il ne devra jamais se laisser aller à sacrifier ou altérer, même momentanément et partiellement, l'intégrité de ses principes, de son programme, de son organisation, dans l'espoir d'accroître le nombre de ses adhérents, de développer son activité ou d'agrandir son cercle d'influence, bref, il ne devra jamais succomber à l'illusion d'un succès immédiat qui compromettrait le sort final de la lutte révolutionnaire.

Les faux communistes d'aujourd'hui trouvent que la naissance du P.C.F. à Tours n'a plus d'autre intérêt qu'historique car elle est trop dominée par la révolution d'Octobre et le bolchevisme. C'est au contraire parce qu'elle n'a été que superficiellement dominée par eux, qu'elle n'a pu donner un véritable parti communiste. Contre les ambiguïtés, les équivoques, les compromis de Tours, le parti communiste de demain reprendra à son compte l'intégralité des positions marxistes dont la révolution d'Octobre a fait la démonstration pratique de la validité et que le bolchevisme a tenté de mettre en pratique dans tous les pays.

80 ans après la naissance du P.C.F., les positions marxistes que ce parti n'a jamais réussi à faire siennes ne sont pas dépassées. Elles sont la clé de l'avenir, la clé de la reconstitution du véritable parti communiste mondial et, sous sa direction, de la victoire finale de la lutte prolétarienne internationale.

Quant au P.C.F., à ses novateurs comme à ses nostalgiques, ils n'ont qu'un seul avenir: la poubelle de l'histoire.

Notes:
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  1. Conférence de presse de R. Martelli, 5/12/2000. [back]
  2. Le lecteur peut se reporter à: «Le processus de formation des sections nationales de l'I.C. (2e partie: le PCF)», Programme Communiste n° 87, ainsi qu'aux articles: «A propos du cinquantenaire des scissions de Tours et de Livourne», P.C. n° 55, «Enseignements de la scission de Tours», P.C. n° 31, «Le cinquantenaire du parti qui n'a jamais existé», Le Prolétaire n° 95. [back]
  3. Allocution de Robert Hue pour le 80e anniversaire du PCF (16/12/2000). [back]

Source: «Le Prolétaire» numéro 456, janvier 2001.

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